Stress hydrique

Qu’attendre du BEST-a d’Elicit Plant cet été ?

Quand les maïs arrivent au stade 8-10 feuilles, c’est le moment de prévoir une application de BEST-a. L’objectif ? lutter contre l’impact du stress hydrique sur les cultures. Éclairage sur les effets de cette solution à base de phytostérols, avec deux ingénieurs d’affaires Elicit Plant, Ghislain Roger, sur le secteur Normandie – Pays de la Loire, et Richard Rouchy, en Occitanie.

Comment fonctionne BEST-a d’Elicit plant sur la gestion du stress hydrique ?

Richard Rouchy : BEST-a est un produit préventif, à positionner en prévision d’un stress hydrique. On s’appuie sur les capacités naturelles des plantes à se défendre contre ce type de stress par l’utilisation de phytostérols non synthétisés. En fait, on reproduit un processus qu’elles savent réaliser, mais qui survient trop tard : il s’agit donc de les faire réagir suffisamment tôt pour qu’elles soient aptes à faire face aux stress le moment venu. Ainsi, elles bénéficient d’un coup d’avance, car elles ont reçu l’information qu’elles vont être soumises à un stress hydrique et elles se sont déjà adaptées en conséquence.

Ghislain Roger : Concrètement, BEST-a permet aux plantes de limiter l’évapotranspiration, en régulant l’ouverture des stomates, et aussi, de développer leur chevelu racinaire pour augmenter leur capacité d’accès à l’eau. Cette solution permet ainsi une économie de 10 à 20 % d’eau. Pour produire 1 kg de maïs, il en faut habituellement 460 litres, avec BEST-a, 360 litres suffisent.

Quels sont les impacts sur le développement des maïs ?

R.R. : Le BEST-a n’est pas un produit nutritif, il ne faut donc pas s’attendre à observer des effets au lendemain de l’application. Son utilisation va permettre à la plante de mieux gérer sa consommation d’eau, pour aller jusqu’au bout de son cycle. Les bienfaits seront visibles sur la plante dès l’intensification du déficit hydrique, en fonction des contextes pédoclimatiques. Il faut savoir qu’un jour de stress équivaut à une perte de 1 q/ha. Au-delà de cet aspect, on constate également une floraison et une fécondation plus précoces, avec un meilleur remplissage des épis et moins de bouchonnement, lié à une meilleure fécondation. On peut aussi observer un effet stay-green, ce qui est intéressant pour la récolte en fourrage. En grains, on obtient des épis plus grands avec un nombre de rangs et de grains par rang plus élevé. »

G.R : Les maïs affichent une hauteur de 15 à 20 cm de plus avec BEST-a, selon la situation. Ainsi, on enregistre un meilleur développement végétatif et plus de volume en fourrage, ou plus de grains en fonction du débouché. Les essais ont montré un gain de rendement de 5,7 q/ha en moyenne. Selon le contexte, cela peut varier de 2-3 q/ha à 9-10 q/ha. Cela s’explique par le fait que, en optimisant la consommation d’eau, BEST-a réduit les jours de stress, permettant de préserver au maximum le potentiel de rendement.

Et, en matière d’irrigation ?

G.R. : Avec moins d’eau consommée par la culture et en situation d’irrigation non limitante, BEST-a offre plus de souplesse dans la gestion de l’irrigation : selon la situation, il est possible de décaler d’un ou deux jours un tour d’eau, ce qui peut aboutir à l’économie d’un passage. Aussi, à l’arrêt de l’irrigation, le maïs souffrira moins et optimisera plus longtemps l’humidité restante du sol. R.R : Ainsi, BEST-a permet un meilleur pilotage de l’irrigation, et plus globalement, de sécuriser la gestion de l’eau en amont. Du fait de sa composition et des bienfaits observés, cette alternative s’inscrit totalement dans les objectifs de la transition agroécologique. L’observation terrain est toutefois incontournable après l’application du produit : chaque agriculteur doit créer ses propres références pour connaître les effets induits selon le contexte pédoclimatique de ses parcelles. C’est la clé pour optimiser les effets des applications.

Comment réagit le maïs face au manque d’eau ?

Naturellement, le maïs réagit de différentes manières en cas de manque d’eau, selon la durée et de l’intensité du stress hydrique. Voici quelques-unes des réponses typiques du maïs :

Fermeture des stomates : le maïs réduit la perte d’eau en fermant partiellement ou complètement les stomates présents sur les feuilles. Cette fermeture limite la transpiration, mais réduit également la prise de dioxyde de carbone nécessaire à la photosynthèse.
Ralentissement de la croissance : Cela peut se traduire par un arrêt ou un ralentissement de la croissance des tiges, des feuilles et des racines. Le maïs peut aussi réduire la production de nouvelles feuilles et de nouvelles tiges, se concentrant plutôt sur la survie des parties déjà formées.
Enroulement des feuilles : les feuilles de maïs peuvent se recroqueviller ou s’enrouler. Cette réaction aide à réduire la surface exposée à l’évaporation et à préserver l’humidité à l’intérieur des feuilles.
Changement de couleur des feuilles : les feuilles peuvent devenir plus pâles, jaunir ou brunir, en fonction de la gravité du stress hydrique. Ce changement de couleur est souvent dû à une diminution de la production de chlorophylle, le pigment vert responsable de la photosynthèse.
Réduction du rendement : Si le manque d’eau persiste pendant une période prolongée et importante, le maïs peut subir une réduction significative de son rendement. Un stress hydrique prolongé durant les phases critiques de développement, telles que la pollinisation et la formation des grains, peut entraîner une diminution du nombre de grains formés, une réduction de leur taille et un rendement global inférieur.
La capacité du maïs à tolérer le stress hydrique varie en fonction de la variété de maïs, du stade de développement de la plante, de la durée du stress et des pratiques agricoles mises en œuvre pour atténuer les effets du manque d’eau, tels que l’irrigation.